Combien gagne un diététicien ?

Vous envisagez de devenir diététicien(ne) ? Découvrez les tarifs pratiqués, les revenus réels et les charges à anticiper en libéral.

Afficher le sommaire Masquer le sommaire

La première consultation en diététique se situe le plus souvent entre 60 et 80 euros, avec des écarts géographiques marqués. Les revenus, eux, se jouent d’abord sur le volume d’activité, le niveau de charges et le statut choisi.

Des prix de consultation désormais balisés

En 2025, les sources disponibles convergent : la première consultation s’établit entre 60 et 80 euros. Cette moyenne recouvre des différences territoriales attestées : à Paris, la première séance se situe entre 70 et 90 euros ; dans les grandes villes, elle se situe entre 60 et 80 euros ; en zones rurales, entre 45 et 65 euros.
Les consultations de suivi se fixent entre 35 et 55 euros, pour des séances de 30 à 45 minutes. La téléconsultation, en développement depuis 2020, s’affiche légèrement en dessous : 30 à 45 euros, un positionnement présenté comme légèrement inférieur aux consultations en cabinet.

A LIRE AUSSI
Combien gagne un gynécologue ?

La progression tarifaire suit aussi l’expérience : les débutants se situent entre 40 et 55 euros en première consultation, les profils intermédiaires entre 55 et 70 euros, les expérimentés entre 70 et 90 euros. Dans tous les cas, tarifs et revenus restent très variables selon les contextes, variabilité confirmée par toutes les sources consultées.

Trois niveaux d’activité, des écarts de revenus marqués

Le chiffre d’affaires mensuel s’étend de 2 000 à 8 400 euros selon l’intensité de l’activité. Trois profils types structurent cette réalité : un débutant à 20 consultations pour 900 euros de chiffre d’affaires ; une activité moyenne à 60 consultations pour 3 300 euros ; une forte activité à 120 consultations pour 8 400 euros. À l’année, le chiffre d’affaires se situe entre 30 000 et 60 000 euros.

Côté cadence, la fourchette de 6 à 8 consultations par jour en moyenne est confirmée. Des trajectoires de réussite atteignent 80 à 100 consultations par mois, soit 4 500 euros de chiffre d’affaires.

En revenus nets, les montants mensuels validés vont de 300 à 5 000 euros, avec trois niveaux chiffrés : 310 euros pour un débutant, 1 857 euros en activité moyenne, 5 036 euros en forte activité. Les marges nettes se situent entre 20 et 40 pourcent du chiffre d’affaires. Une autre fourchette, également validée, place les revenus nets entre 1 500 et 3 000 euros par mois, voire 4 000 euros pour les plus expérimentés.

Charges et statuts : un cadre chiffré

Les cotisations sociales s’établissent à 21 pourcent du chiffre d’affaires en micro-entreprise, et peuvent atteindre 45 pourcent en statut libéral classique. Les charges fixes mensuelles se situent entre 300 et 1 200 euros, avec un détail chiffré : loyer 200-800 euros, assurances 20-50 euros, logiciels 20-60 euros, téléphonie 20-50 euros. Au total, les charges représentent 60 à 80 pourcent du chiffre d’affaires.

Sur le plan juridique, le plafond de micro-entreprise est fixé à 77 700 euros de chiffre d’affaires, avec un abattement forfaitaire de 34 pourcent en micro-BNC. Le passage au régime réel BNC (déclaration 2035) est confirmé lorsque les charges dépassent 34 pourcent du chiffre d’affaires.

Les sources concordent enfin sur le point de comparaison : le libéral offre généralement des revenus supérieurs au secteur salarié, au prix de charges plus élevées et d’une variabilité plus forte. Les données les plus récentes s’inscrivent dans la période 2024-2025.

Spécialiser, diversifier, sécuriser : autres leviers et repères

Les spécialisations permettent de pratiquer des tarifs supérieurs de 10 à 20 pourcent, une majoration validée. Certaines expertises affichent des niveaux plus élevés : troubles du comportement alimentaire (TCA) entre 70 et 150 euros, nutrition sportive entre 60 et 100 euros.

La diversification des revenus s’appuie aussi sur des montants documentés : forfaits de 150 à 250 euros pour trois mois d’accompagnement ; ateliers collectifs à 20 euros par personne pour 10 participants, soit 200 euros de l’heure ; interventions en entreprise rapportant 500 à 1 000 euros mensuels ; ateliers facturés 60 à 100 euros de l’heure.

La comparaison avec le salariat est chiffrée : en secteur hospitalier, les salaires se situent entre 1 800 et 2 000 euros bruts. En libéral, des revenus de 2 500 à 3 500 euros sont validés comme supérieurs au secteur salarié ; le revenu moyen libéral est de 2 048 euros bruts contre 1 800 euros en établissement.

Les frais d’installation s’échelonnent entre 5 000 et 30 000 euros, avec un détail validé : cabinet partagé 5 000-12 000 euros, local indépendant 8 000-25 000 euros. Enfin, les indemnités journalières sont établies en 2025 sur la base d’un calcul à un sept cent trentième du revenu annuel, avec un minimum de 25,81 euros et un maximum de 193,56 euros par jour ; le versement intervient à partir du quatrième jour jusqu’au quatre-vingt-dixième jour. En toile de fond, la démographie a fortement progressé : l’augmentation de 80 % des effectifs entre 2015 et 2024, de 9 621 à 17 369 diététiciens, est confirmée.



L'Essentiel de l'Éco est un média indépendant. Soutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités :

Publiez un commentaire

Publier un commentaire