Sacs The Row : une valeur de revente à 97 % du neuf

Elle rivalise avec Hermès sans logo ni fioriture. The Row s’impose sur le marché de la revente avec des modèles qui explosent les ventes.

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Sur le marché en plein essor de la revente, certaines maisons écrasent la concurrence. Hermès, Goyard ou encore Telfar y dominent sans surprise. Mais derrière ces mastodontes, une autre marque tire son épingle du jeu : The Row. La griffe minimaliste fondée par les sœurs Olsen vient de franchir un cap symbolique. En 2025, ses sacs à main affichent un taux de rétention moyen de 97 %. Autrement dit, ils conservent quasiment toute leur valeur d’origine. Une performance qui la propulse dans la catégorie des « licornes » du luxe d’occasion.

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Ces données proviennent du Clair Report, l’étude annuelle de la plateforme de revente Rebag. L’indicateur phare ? Un taux de rétention, calculé à partir de millions de transactions analysées. Le rapport s’appuie sur un indice maison qui suit l’évolution de la valeur des articles sur le marché secondaire. The Row y fait une entrée remarquée : sa capacité à maintenir des prix élevés lors de la revente traduit une demande soutenue et une rare stabilité pour une maison encore jeune dans le secteur du luxe.

Le minimalisme paye (très) bien

The Row tire parti de son positionnement atypique. Sans logos, sans fioritures, ses sacs misent sur la discrétion, la qualité des matériaux et une allure intemporelle. Résultat : plusieurs modèles dépassent leur prix d’achat initial. Le N/S Park Tote grimpe à 146 %, loin devant le Margaux Tote (107 %) ou le Half Moon (106 %). Des chiffres révélateurs d’une tendance de fond : sur le segment haut de gamme, le minimalisme séduit une clientèle lassée du clinquant.

Malgré ces progrès spectaculaires, The Row reste devancée par quelques références incontournables. Hermès conserve sa première place, avec des taux de revente vertigineux. Le Kelly Mini II atteint 282 %, le Birkin Sellier suit avec 183 %, tandis que le Constance monte à 137 %. Le rapport pointe une tendance lourde : les modèles iconiques de la maison — Kelly, Birkin, Evelyne ou Picotin — dépassent systématiquement les 110 %.

Goyard enregistre également une progression notable. En 2025, la marque affiche une hausse moyenne de 28 %, atteignant 123 % sur ses sacs. Une montée en puissance alimentée par une demande qui ne faiblit pas, y compris pour des modèles moins exposés que son mythique Saint Louis.

Miu Miu surfe sur l’effet boutique

Autre enseignement du Clair Report : le succès en boutique a un effet miroir sur le marché de la seconde main. Miu Miu en est l’exemple le plus clair. Dopée par une forte visibilité depuis 2024, la marque italienne enregistre un taux de rétention de 104 % en 2025, son meilleur niveau à ce jour. Parmi les modèles qui soutiennent cette performance : le Logo Drawstring Bucket Bag et l’Aventure Tote. Un signe que la désirabilité immédiate peut aussi devenir un levier de valorisation dans le temps.



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