La prime de Noël est versée à partir de ce mardi à plus de 2,2 millions de foyers. Mise en place en 1998, cette aide exceptionnelle est reconduite cette année sans changement. Elle s’adresse aux bénéficiaires de certains minima sociaux. Aucun formulaire à remplir : le versement est automatique.
La prime est versée aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), aux chômeurs en fin de droits qui perçoivent l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou l’allocation équivalent retraite (AER), ainsi qu’aux allocataires agricoles. Selon les cas, elle est versée par la Caisse d’allocations familiales (CAF), la Mutualité sociale agricole (MSA) ou France Travail.
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Des montants inchangés
Le montant de la prime reste identique à celui de l’an dernier. Il varie selon la composition du foyer : 152 euros pour une personne seule, 228 euros pour un couple sans enfant, 320 euros pour un couple avec deux enfants et 335 euros pour une personne seule avec trois enfants. Le paiement commence ce mardi, comme annoncé mi-novembre par le ministère du Travail.
Le projet de loi de finances pour 2026 prévoyait de limiter cette prime aux seuls foyers ayant des enfants. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, avait reconnu que la mesure pouvait paraître « un peu agressive », évoquant les difficultés de financement de politiques de « générosité maximale ». Cette restriction, prévue dès l’an prochain, a finalement été rejetée pendant les débats parlementaires. Elle ne pourra entrer en vigueur que si elle est réintroduite et votée avant la fin des discussions budgétaires.
Créée en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin, sous la pression de mouvements de chômeurs, la prime de Noël a été reconduite chaque année depuis. Elle bénéficie aujourd’hui à plus de 2,2 millions de ménages vivant sous le seuil de pauvreté, sans condition nouvelle ni réforme appliquée pour l’instant.


