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Le taux du Livret A devrait à nouveau être revu à la baisse début 2026, prolongeant une tendance amorcée à l’été dernier. Passé de 2,4 % à 1,7 %, il pourrait descendre à 1,4 %, voire 1,5 %. Cette diminution, en phase avec le recul de l’inflation, fragilise un peu plus l’intérêt de conserver des sommes importantes sur un placement devenu peu rémunérateur. Pour les épargnants, le statu quo n’est plus tenable.
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Face à la désinflation, les livrets ne suffisent plus
Longtemps perçus comme des remparts contre l’inflation, les livrets réglementés perdent aujourd’hui en pertinence. La désinflation tire mécaniquement leur rendement vers le bas. Résultat : malgré un taux encore supérieur aux niveaux d’avant-crise, la rémunération actuelle ne protège plus réellement le capital sur le long terme. Le repositionnement des avoirs devient une nécessité.
En 2025, les marchés actions ont aligné les hausses : +10 % pour le CAC 40, +17 % pour l’Euro Stoxx 50, et près de +20 % pour le Nasdaq. Sur trois ans, les chiffres sont encore plus parlants : +21 % pour le CAC, +108 % pour le Nasdaq. Mais ces performances, si elles attirent, rendent aussi les points d’entrée plus délicats. L’incertitude sur les prochains mouvements boursiers pousse à agir avec méthode plutôt que précipitation.
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IA, or, tech et PME : les thèmes privilégiés pour 2026
Les gestionnaires d’actifs restent confiants sur les perspectives boursières, tout en appelant à la sélectivité. Aux États-Unis, les fondamentaux des entreprises restent solides : les marges du S&P 500 ont triplé depuis 2019. Même dans la tech, les niveaux de valorisation – 30 fois les résultats attendus pour le Nasdaq – sont jugés soutenables. Les grands groupes technologiques, rentables et autofinancés, poursuivent leurs investissements dans l’intelligence artificielle et la robotique.
Mais l’effet de change a pesé : le dollar a reculé de plus de 10 % face à l’euro depuis janvier, une première depuis 1973. Une nouvelle baisse de 4 à 5 % est anticipée, limitant l’intérêt d’un positionnement trop concentré sur les actions américaines.
En parallèle, l’IA est perçue comme un moteur structurel des marchés. Les valorisations élevées s’expliquent par la conviction que les politiques monétaires resteront accommodantes et que l’IA offrira une rentabilité durable. Toutefois, la croissance reste hétérogène : les investissements stimulent l’innovation, mais la consommation et l’emploi ralentissent. La prudence incite à équilibrer les portefeuilles avec des actifs défensifs comme l’or, tout en renforçant l’exposition aux PME européennes.
Certains gestionnaires identifient des signaux de surchauffe : valorisations tendues, risque de bulle dans l’IA, impact croissant des déficits publics. Sans signal clair de retournement, la stratégie retenue repose sur une diversification active, combinant actions et obligations, avec une préférence pour les actifs sous-détenus ou faiblement valorisés.
Vers une allocation plus ajustée aux nouveaux équilibres
La sortie de phase inflationniste impose de repenser la construction des portefeuilles. Etant donnés les taux bas et de croissance modérée, la technologie conserve son potentiel, mais exige un pilotage rigoureux. L’or retrouve son rôle de stabilisateur, tandis que les petites capitalisations européennes offrent une alternative moins exposée aux grandes tensions macroéconomiques.


