Venezuela : Trump annonce une prise de contrôle du pays et de son pétrole

Les États-Unis prennent le contrôle du Venezuela,. Pétrole, justice et transition politique au cœur d’un plan radical.

Afficher le sommaire Masquer le sommaire

Donald Trump vient de tenir une conférence de presse au ton offensif, dans laquelle il revendique clairement la prise de contrôle du Venezuela par les États-Unis. Il affirme que Washington assurera la transition politique du pays, évoque la capture de Nicolás Maduro, promet une relance massive du secteur pétrolier et dénonce les nationalisations menées sous Hugo Chávez. Une déclaration qui marque un tournant radical dans la posture américaine vis-à-vis de Caracas.

Donald Trump n’y va pas par quatre chemins : selon lui, les États-Unis doivent gouverner le Venezuela jusqu’à la mise en place d’une « transition sûre, adéquate et sensée ». Un discours musclé, centré sur la peur d’un pouvoir concurrent. « Nous n’avons pas envie que quelqu’un d’autre prenne le pouvoir », lance-t-il, avant de promettre que Washington gardera la main « jusqu’à ce que nous puissions mener une transition sensée ».

A LIRE AUSSI
Le Venezuela de Maduro est-il réellement un narco-Etat ?

Maduro capturé, Washington aux commandes

Trump évoque une attaque survenue à l’aube – « attaque de la madrugada » – et la capture de Nicolás Maduro, actuellement en route vers New York, affirme-t-il, pour y être jugé pour narcotrafic. À ses yeux, cette opération marque un tournant : les États-Unis auraient désormais le contrôle du pays.

Le président américain ne mentionne pas l’opposition vénézuélienne, mais insiste sur trois mots : « paix, liberté, justice ». Il se présente en défenseur du « grand peuple du Venezuela » et rejette tout scénario qui verrait une autre puissance s’emparer du pouvoir sans garantie sur le sort des Vénézuéliens. « Trop risqué », dit-il, après « des décennies de souffrance ».

Le pétrole, enjeu central

Trump consacre une part importante de son discours au pétrole. Il veut « récupérer le business » au Venezuela. Il qualifie l’état actuel du secteur d’« échec total » et estime que la production reste très en dessous de son potentiel. Il promet l’arrivée de « grandes compagnies américaines » prêtes à investir des milliards pour réparer une infrastructure « en très mauvais état » et relancer la production.

Trump revient sur les nationalisations décidées sous Hugo Chávez. Il assure que les États-Unis ont « construit » l’industrie pétrolière vénézuélienne, avant que le régime socialiste ne la leur « vole par la force ». Il qualifie ces mesures de l’époque comme l’un des « plus grands vols de propriété américaine » et jure que cela ne se reproduira plus. Son message : défendre les intérêts américains et empêcher toute puissance étrangère de « voler » l’Amérique dans son « propre hémisphère ».



L'Essentiel de l'Éco est un média indépendant. Soutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités :

Publiez un commentaire

Publier un commentaire