Afficher le sommaire Masquer le sommaire
Le 3 janvier, une vidéo publiée en fin de journée montre ce qui ressemble à un drone RQ-170 Sentinel posé sur la piste de l’ancien aéroport militaire de Roosevelt Roads, à Porto Rico. L’engin aurait participé à l’opération américaine visant directement Nicolás Maduro. Une séquence rare, autour d’un appareil qui l’est encore plus.
Le RQ-170 n’a jamais été officiellement présenté. Aucune image officielle, aucun chiffre, aucun commentaire technique. Rien ou presque. À ce jour, seuls quelques clichés flous avaient circulé, notamment après une mission ratée en Iran en 2011. Depuis, plus rien. Le drone furtif construit par Lockheed Martin est devenu une sorte d’ombre volante. Cette fois, c’est une vidéo nette, détaillée, captée au sol, qui relance les spéculations.
Atterrissage à Roosevelt Roads, au cœur du dispositif
Selon les sources associées à la vidéo, l’appareil aurait atterri sans être repéré, malgré les moyens d’observation massifs déployés autour de Porto Rico. L’aéroport de Roosevelt Roads, désaffecté depuis 2004, est réutilisé depuis peu par l’armée américaine. L’activité sur la base s’est intensifiée ces derniers jours, dans un contexte de tension croissante avec Caracas. La séquence montre un appareil aux lignes furtives caractéristiques, aile volante, sans empennage, conforme aux rares descriptions connues du Sentinel.
L’US Air Force ne dit presque rien. Sur son site, une ligne sèche : le RQ-170 est censé “soutenir directement les commandants d’unités combattantes” en fournissant des “renseignements, surveillance de zone et reconnaissance”. Aucune donnée de portée, aucune vitesse, aucune image. Côté Lockheed Martin, pas davantage. L’avion existe, mais son emploi reste entouré du plus grand secret.
Utilisation en milieu contesté
Le choix du RQ-170 s’explique. Son profil bas, ses capacités de vol en zone hostile, sa discrétion électromagnétique en font un outil de premier recours pour les missions les plus sensibles. Dans le cas présent, il aurait pu cartographier les défenses aériennes vénézuéliennes, identifier les points faibles, transmettre en temps réel les images et coordonnées à une cellule d’opérations spéciales. D’autres drones, comme le MQ-9 Reaper, auraient aussi été mobilisés. Mais le Sentinel, lui, opère en silence et en amont.
Le texte qui accompagne la vidéo affirme que Donald Trump aurait donné carte blanche au Pentagone. Pas de limite aux moyens. Pas de restriction de périmètre. L’objectif : neutraliser Maduro. Cette opération est décrite comme la plus ambitieuse conduite par l’administration Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. Un déploiement coordonné, rapide, calibré, dont la présence du RQ-170 ne serait qu’un indicateur parmi d’autres.


