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Le chiffre tient presque de l’abstraction. Fixé à 130 bolívares par mois depuis mars 2022, le salaire minimum au Venezuela équivaut aujourd’hui à 0,43 dollar, au taux officiel du Banco Central de Venezuela du 5 janvier 2026 (304,67 bolívares pour un dollar). Un effondrement silencieux, sans annonce, ni explication. La dernière hausse remonte à près de trois ans. Depuis, plus rien.
Le pays n’avait pas connu un tel gel depuis 27 ans. En mars 2022, ces 130 bolívares représentaient encore environ 30 dollars. L’érosion du bolívar, accélérée par une inflation à trois chiffres (117 % en 2025, selon l’Observatorio Venezolano de Finanzas), a pulvérisé le pouvoir d’achat. En décembre dernier, ce même salaire atteignait 0,50 dollar, lorsque le taux de change était légèrement plus favorable (262 bolívares pour un dollar).
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Un bolívar en chute libre, l’inflation en surchauffe
La dégringolade s’est brutalement accélérée en 2025. Le bolívar a perdu environ 50 % de sa valeur face au dollar. Cette chute s’inscrit dans un contexte politique tendu : les sanctions américaines sur le pétrole vénézuélien, allégées temporairement, ont été réactivées au cours de l’année, dans la continuité des restrictions mises en place depuis 2017. La monnaie s’effondre, l’inflation explose : en mai 2025, la hausse annuelle des prix atteint 229 %. Une spirale qui ravive le spectre d’une crise sociale majeure.
86 % des Vénézuéliens vivaient sous le seuil de pauvreté. L’économie a connu une décennie de turbulences. Résultat : un exode massif. 7,7 millions de personnes ont quitté le pays, sur une population totale d’environ 29 millions. Le tissu social est fracturé.
Des primes pour compenser un salaire hors sol
Face à ce montant dérisoire, le gouvernement a mis en place un mécanisme parallèle. Depuis mai 2025, il verse des bonifications mensuelles aux fonctionnaires et aux retraités, converties au taux officiel. L’“ingreso mínimo integral” s’élève officiellement à 160 dollars : 120 dollars de “bono de guerra económica”, 40 dollars de “cestaticket socialista”. Ces montants sont distribués via la plateforme numérique Patria.
Pour les retraités, un revenu minimum indexé de 50 dollars a été annoncé en avril 2025. Le chiffre reste théorique. Il concerne plus de 5 millions de personnes, selon les données officielles. Là encore, la bonification n’ouvre aucun droit.
Vivre avec moins d’un dollar : une équation impossible
L’écart avec la vie réelle est abyssal. Le panier alimentaire de base pour une famille de cinq personnes coûtait 476,82 dollars en janvier 2025, 503,73 dollars en avril, selon le Cendas-FVM. À cette date, il fallait 349 salaires minimums pour couvrir la dépense mensuelle. L’équation est intenable.
L’État revendique sa stratégie : contenir l’inflation et compenser via des primes indexées. Le discours est connu. Dans les chiffres, la croissance affichée est de 8,71 % au troisième trimestre 2025 sur un an, avec 18 trimestres consécutifs d’expansion, selon les données du Banco Central de Venezuela relayées par Boursorama.
Mais les marges sont étroites. Des économistes cités par EFE estiment qu’il serait “pratiquement impossible” de porter le salaire minimum à 250 dollars pour les 5,5 millions d’agents publics et les 4,5 millions de retraités : cela dépasserait les revenus pétroliers et fiscaux cumulés.
Résultat : le Venezuela reste, de loin, le pays au salaire minimum le plus bas d’Amérique latine. Début 2026, le Costa Rica affiche 725,60 dollars, l’Uruguay 505,50, le Mexique 416,60, le Brésil 244,70. Même la revendication syndicale modeste de la CTV — 200 dollars mensuels — reste sans réponse. Rien ne bouge.



Le peuple venezuelien a subi les affres de Maduro et de ses milices, malgré le pétrole le peuple vit dans la misère la plus grande au monde.
Maduro capturé, tanpis pour lui
l’assassin .
Drogue ou pas drogue , je pense que sa capture est un bol d’air pour le peuple.
Bientôt le peuple pauvre du Venezuela, finira avec le malheur du diable dictateur et ses milices.
à 200€ près le SMIC Israëlien est à parité avec le français. Si 20% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, 15,4% pour la France, ce n’est donc pas l’endroit où coule le lait et le miel ou du moins ces deux articles sont meilleurs marché en France.